Arts contemporains
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Notice biographique 

Danielle Chapleaudétient une première formation académique en géographie et en géomorphologie.  Après avoir complété un baccalauréat en arts plastiques (2004) et une maîtrise en arts visuels (2007), elle poursuit actuellement des études doctorales en arts visuels et arts de la scène à l’Université Laval de Québec. Elle partage son temps entre sa pratique artistique, sa recherche création et l’enseignement des arts. 

Au cours des ans, elle a réalisé plusieurs expositions individuelles au Québec, au Mexique et participé à diverses expositions collectives en Europe (Belgique, Espagne, France, Hollande, Italie). Elle est récipiendaire de plusieurs bourses, prix et mentions dont la prestigieuse Bourse d’Études supérieures du Conseil national de la recherche en sciences humaines du Canada. Plusieurs résidences à México l’ont mise en contact tant avec le passé précolombien qu’avec les artistes contemporains de ce pays. En fait, sa collaboration avec des artistes mexicains n’a fait que gagner en intensité depuis un stage de trois mois réalisé en 2005 au très réputé Centro Nacional de las Artes du Mexique.  À titre d’artiste invitée, elle participa notamment en 2007 à la 35e édition du Festival internacional de las Artes Cervantino à Guanajuato.

 

Elle poursuit dans sa démarche une vaste réflexion sur la trajectoire humaine et associe cette forme d’archéologie de l’âme à une préoccupation constante pour  l’authenticité des matériaux. Sa peinture où dominent les couleurs des pigments et des terres naturelles reste son ancrage premier et sa pratique, profondément inscrite dans la transdisciplinarité et la transculturalité, évolue entre le Québec et le Mexique. Sa recherche actuelle porte sur une fine observation de la matière; la macro-vidéographie lui permet d’accéder à des univers insolites et à une picturalité revisitée. Cette picturalité en mouvement présente une théâtralité appréciée des arts de la scène : danse, art performatif, théâtre. L’artiste a notamment collaboré au printemps 2014 avec la metteure en scène Brigitte Haentjens pour sa pièce Molly Bloom, inspirée de Ulysse de James Joyce.  Elle a également participé en juillet à la réalisation de Tiempo de papayas, un projet d’art performatif international et transdisciplinaire au Centre d’art expérimental Yoochel Kaaj de Mérida, Yucatán.

 

Démarche artistique

L’étape du moment : Archipels

Comme une archéologue, je questionne les origines. Je suis interpellée par l’archaïque, le lointain, l’inexpliqué, les frontières entre le visible et l’invisible, les liens complexes des hommes entre eux et des hommes avec la nature. Cette nature insondable, je la questionne, éblouie, presqu’effrayée par tant d’inconnu, non seulement dans l’immensité mais aussi dans la plus immédiate proximité. Je vois qu’une notion de cycle, énigmatique, balise la trajectoire de l’humain, brève interjection dans l’apparente invariance du temps et de l’espace. Je vois que les mêmes lois naturelles régissent notre univers perceptible mais qu’au-delà, dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand, d’immenses questionnements subsistent.   

Dans ma pratique, je considère argiles, terres et pigments naturels comme des vecteurs de la mémoire originelle de notre monde. Ces matériaux très concrets sont passés à travers des temps lointains; ils s’inscrivent dans des durées propres au monde minéral, ces échelles de temps géologiques qui nous échappent. Ma première formation de géographe et de géomorphologue entre en symbiose avec mes préoccupations de plasticienne.

Au départ, ma production artistique est toujours ancrée dans la peinture.  Cependant, il ne faut pas longtemps pour que la manipulation des pigments de couleurs m’entraîne vers des déclinaisons tout aussi surprenantes les unes que les autres. Ainsi, Archipels conjugue pigments et terres naturelles mis en mouvement sur une plaque de cuivre destinée à la gravure, puis captés en macro-vidéographie. Par le jeu combiné de ces manipulations, des géographies singulières apparaissent, furtives, aux limites du visible.

Archipels met en scène cette peinture en mouvement, éphémère et non reproductible. De brefs arrêts sur images, transposés ici en estampes, permettront au spectateur de contempler les paysages improbables où des particules élémentaires s’animent dans un foisonnement de formes et de couleurs.

 

 

En positionnant le pointeur sur l'image vous obtenez la description d’œuvre.
Pour visionner les photos vous pouvez utiliser la barre d'outils (en haut à droite de la photo).

Estampes : Archipel

La série d’estampes [Archipels] offre une incursion dans l’univers quasi invisible des pigments et des terres naturelles.  Issus d’un monde minéral aussi lointain que nos origines, les pigments de couleur sont d’infimes fragments de mémoire archaïque.  Plus petits dénominateurs communs de la matière, ils deviennent d’extraordinaires prétextes à la reconstruction d’univers imaginaires, fugaces, mystifiants de beauté et de simplicité. 

 
 

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Série: Isthmes

Bandes de terre étroites situées entre deux mers ou deux golfes, les isthmes réunissent habituellement deux terres. C’est la définition des géographes qui  donnent des contours au territoire et le nomment. En réalité, l’isthme est une limite imaginaire, comme les fuseaux horaires ou la cartographie des courants marins. Simplement, les isthmes sont de vastes zones de passage, sorte de passerelles entre deux mondes, parfois terrestres, parfois maritimes. Des passerelles qui mettent également en contact des cultures différentes. Vivre sur un isthme, c’est habiter une bordure, l’orée de quelque chose de différent. 

La toile comme l’isthme est un espace de connectivité. Pigments et terres naturelles jouant entre fluidité et empâtements représentent cette construction/déconstruction intérieure. Entre les relations quotidiennes, cryptées dans des codes dictés par les besoins de la vie collective, et celles, plus obscures mais souvent fondatrices que permet l’œuvre d’art, se joue un mouvement incessant de création de soi.

Série Isthmes propose à chacun un instant d’invention au singulier.

 
 

Série Céphalopodes

Que restera-t-il de nous? Question lancinante, sans réponse. La collection Céphalopodes  est issue de cette interrogation. Au départ, l’artiste a choisi de représenter l’humain de façon extrêmement minimaliste :   une tête (du grec cephalos) et un pied (podos), chaque tête étant posée sur une tige d’acier rouillé.  Regroupés sur leurs tiges, les Céphalopodes  peuvent constituer une société étrange où chacun paraît pétrifié dans sa propre détresse.  Sans leurs tiges, il ne reste  qu’une tête de céramique, fragile, abandonnée à une angoissante dérive solitaire. L’œuvre est progressive, éclatée, soumise à une constante transformation à l’image de la conscience humaine aux prises avec l’impasse de sa trajectoire de vie.

Cette œuvre amorcée en 2007 se poursuit toujours; la collection comporte actuellement plus de trois cents pièces.  Chaque céphalopode est unique, dans sa facture comme dans son expression. 

Dimensions approximatives : 4 x 2,5 x 2,5 po  (8 x 6 x 6 cm)

Technique :  façonnage, céramique

Année : 2007- …

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Danielle Chapleau, doctorante en arts visuels et arts de la scène: une collaboration avec la metteure en scène Brigitte Haentjens

MOLLY BLOOM


ESPACE GO + SIBYLLINES

Du 6 au 31 mai 2014

 

D'après le roman Ulysse de James Joyce

Traduction : Jean Marc Dalpé

Mise en scène : Brigitte Haentjens


Avec Anne-Marie Cadieux 


Assistance à la mise en scène :

Colette Drouin

Dramaturgie : Mélanie Dumont

Scénographie : Anick La Bissonnière

Lumière : Étienne Boucher

Vidéo : Sylvio Arriola

Costume : Julie Charland

Musique : Bernard Falaise

Maquillage et coiffure : Angelo Barsetti

Performance de peinture animée : Danielle Chapleau

Régie : Dominique Cuerrier

Sonorisation : Frédéric Auger



Une coproduction ESPACE GO

+ Sibyllines, théâtre de création


« je voudrais qu’il soit ici

ou quelqu’un d’autre

pour me laisser aller avec

et jouir encore comme ça

je me sens toute en feu à l’intérieur »


16 juin 1904. Deux heures du matin. Leopold Bloom, un peu ivre, vient s’écrouler dans le lit conjugal, après une journée de dérive dans Dublin. Ce même jour, dans ce même lit, sa femme Molly l’a trompé.

Ne retrouvant pas le sommeil, Molly s’abandonne au flot débordant de ses pensées où s'entremêlent confidences et désirs érotiques. Elle songe à sa journée (avec son amant Boylan), à son mari, à l'amour, à son corps, à sa beauté, à sa carrière de cantatrice, à son enfance à Gibraltar, à ses enfants, jusqu'au souvenir jouissif de son « oui » à la demande en mariage de Leopold, 16 ans auparavant.

www.espacego.com/saison2013-14

 
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